Capitale: Port-au-Prince
Population: 8,3 millions (2005)
Langues officielles: français et créole
Groupe majoritaire: créole (98 %)
Groupes minoritaires: français (1,5 %), espagnol, anglais, arabe, chinois, etc.
Système politique: république unitaire
SITUATION GENERALE
Haïti est un État situé dans la partie ouest de l’île d’Haïti (ou île d’Hispaniola) qu’il partage avec la République Dominicaine (partie est). C’est la seconde plus grande île des Grandes Antilles après Cuba.
Haïti est donc limité à l’est par la République Dominicaine, mais bordé de tous côtés par l’Atlantique et la mer des Caraïbes. Le pays occupe 36 % de la surface de l’île, soit 27 750 km² dans sa partie occidentale. On constate aussi qu’Haïti est formé de deux péninsules séparées par le golfe de la Gonâve.
Dans le golfe de la Gonâve se trouve l’île de la Gonâve, la plus grande des îles situées au large des côtes d’Haïti. Les autres îles sont (voir la carte) l’île de la Tortue tout au nord du pays (au large de Port-de-Paix), et l’île à Vache, au sud-ouest (au large des Cayes).
Haïti est divisé en dix départements dirigés par un délégué nommé par le gouvernement: le Centre, le Nord, le Nord-Est, le Nord-Ouest, l’Artibonite, les Nippes, l’Ouest, le Sud, le Sud-Est et la Grande-Anse. La capitale, Port-au-Prince, est de loin la ville la plus importante du pays, avec 1,1 million d’habitants; elle est située au fond du golfe de la Gonâve. Les autres agglomérations, bien plus petites, sont Cap-Haïtien au nord, Les Cayes au sud et Les Gonaïves au nord-ouest. Rappelons que l’île d’Haïti compte deux États: à l’est, la République Dominicaine, à l’ouest, la république d’Haïti. Notons qu’au cours de leur histoire ces deux États n’en ont formé qu’un seul à trois reprises.
Haïti et la République Dominicaine ont en commun le colonialisme européen et de nombreuses occupations américaines, des régimes politiques corrompus à répétition, la religion catholique mêlée au vaudou, une descendance métissée afro-européenne (plus africaine qu’européenne en Haïti), de graves problèmes de santé publique, une sous-scolarisation et une faible productivité agricole.
Données démolinguistiques
- Données historiques
À l’origine, l’île était peuplée par les Arawaks (ou Taïnos) et les Caraïbes. Les premiers indigènes avaient nommé leur île, selon le cas, Ayiti, c’est-à-dire «Terre des hautes montagnes», Quisqueya ou Bohio. Lorsque Christophe Colomb aperçut cette île pour la première fois, l’île d’Ayiti comptait probablement quelques centaines de milliers d’habitants.
Christophe Colomb découvrit l’île en 1492 et la baptisa Española («l’Espagnole») que les cartographes confondront en Hispaniola («Petite Espagne»). L’île d’Hispaniola fut organisée en colonie par Bartolomeo Colomb — le frère de Christophe — qui fonda, en 1496, la Nueva Isabela (la «Nouvelle Isabelle», du nom de la reine de Castille), laquelle deviendra plus tard Santo Domingo (Saint-Domingue, en français).
Les Espagnols soumirent les Arawaks et les Caraïbes à des travaux forcés afin de les faire extraire l’or des mines. En moins de vingt-cinq ans, les populations autochtones de Santo Domingo furent complètement décimées. Les Espagnols firent alors venir des Noirs d’Afrique pour remplacer les autochtones. Originaires de diverses ethnies, les esclaves noirs parlaient des langues africaines diverses. Durant tout le XVIe siècle, Santo Domingo devint la métropole des colonies espagnoles du Nouveau Monde. Dès que l’île commença à ne plus rapporter de l’or, elle suscita moins d’intérêt pour les Espagnols. Vers 1545, ceux-ci concentrèrent leurs efforts dans la partie orientale de l’île qui recelait de l’or en abondance.
Src : http://www.tlfq.ulaval.ca/axl/amsudant/haiti.htm


